Docteur en arts plastiques, membre associé de l’équipe Arts pratiques et poétiques (EA3208) université Rennes 2, j’ai soutenu une thèse en 2008 sur la question du fantasme comme modèle imaginaire pour une écriture cinématographique. Je m’intéresse à la notion de « plasticité » appliquée au récit (littéraire, graphique, filmique…). Mon travail artistique et théorique revisite également le concept de « pornographie » (Barthes) en tant que « prostitution de l’écriture » (pornê, graphein), une écriture qui s’offre au désir, une écriture qui se fait corps, corps de mots, corps d’images, corps de sons… au cœur duquel le désir fait œuvre.

 

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CONTACT

Pavel Cazenove

22, rue Maurice - 85100 - Les Sables d’Olonne - FRANCE

Tél. : 06 14 31 88 93                

E-mail : pavelc@free.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

arts plastiques

                                           

BEND OVER

Installation présentée au 1er étage du Salon de Montrouge 2012

                                                                                                                                                      

 

Bend Over, 2012

462 photographies sur papier métal 15 x 10 cm punaisées

220 x 360 cm (dimensions variables)

 

Pour Malcom Morley, « toutes les surfaces bi-dimensionnelles sont pornographiques. Vous êtes contrôlés parce que vous ne pouvez les pénétrer ». Toute l’œuvre de Pavel Cazenove consiste à dépasser cette impossibilité inhérente à l’image (quelque soit son support) à l’aide de divers stratagèmes exploitant à chaque fois une ou plusieurs spécificité(s) du médium concerné.

 

Bend Over est un nouvel exemple de ce jeu à la fois pornographique et moderniste, jeu ici de « transparence » entre ce qui a trait à la représentation (les photographies punaisées) et ce qui a trait au représenté (les corps érotiques). Un seul geste permet à l’artiste de réunir ces deux plans de réalité par nature hermétiques, en jouant sur cette analogie qui transforme en action porno­graphique un geste anodin : punaiser une photographie (en référence à la « pin-up »).

 

Quant au choix du format des images (donc des corps représentés) comparé aux dimensions des punaises (objets réels), il trans­forme fantasmatiquement ces derniers en véritables godemichés parfaitement à l’échelle des modèles féminins, perçant les deux dimensions de l’image pour aller toucher – et pénétrer – son référant.

 

 

VERSO

Œuvre présentée au 1er étage du Salon de Montrouge 2012

                                                                                                                                                      

 

Liala (série "Verso"), 2011

D’après une photographie de Tom Rodgers

Sérigraphie numérique sur dibond-miroir (version finale : inox poli)

180 x 80 cm

 

 

COPYCAT

Détail de l’installation présentée au 1er étage du Salon de Montrouge 2012

                                                                                                                                                      

 

Silvia (série "Copycat"), 2012

photographie découpée, bocal en verre, eau, cadre/structure acier, éclairage LEDs

47 x 24 x 21 cm (détail)

Design sonore : Jérémy Alcaraz

 

 

Catalogue du Salon de Montrouge 2012

Texte de Nicolas Rosette

 

   

 

 

 

ALLONS, NUE !

Œuvre exposée au Salon Réalités Nouvelles 2012

 

 

Jana Cova (série "Allons, nue !"), 2005-2012

Impression encres pigmentaires (UltraChrome k3) sous Diasec, 180 x 121 cm

                                                                                                                                                                     Édition 3 exemplaires

 

                                                              

 

Silvia Saint, Tera Patrick, Aria Giovanni (série "Allons, nue !"), 2005-2012

Impressions encres pigmentaires (UltraChrome k3) sous Diasec, 180 x 121 cm

                                                                                                                                                                     Édition 3 exemplaires

 

 

  

 

 

ACTUALITÉS EXPOSITIONS

 

57e SALON DE MONTROUGE, FRANCE

Montrouge, du 03 au 30 mai 2012

 

 

Le Beffroi, Centre culturel de Montrouge

2, place Emile Cresp - 92120 – Montrouge (face à l'Hôtel de Ville)

Entrée libre

 

Après-midi professionnelle : mercredi 2 mai de 14h à 17h (télécharger l’invitation)

Vernissage officiel (invitation papier obligatoire) : mercredi 2 mai à partir de 18h

 

 

EXPOSITION MAPGI « LE CORPS », FRANCE

Grenoble, du 16 mai au 3 juin 2012

 

Musée-bibliothèque de Grenoble

9 Place de Verdun, 38000, Grenoble

 

 

ACTUALITÉS RECHERCHE

 

 CLERMONT-FERRAND, FRANCE

11 au 12 mars 2013

 

Colloque international « Pouvoirs du titre »

                                                                            

Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand - Ecole Supérieure d'Art de Clermont Métropole

 

Mon intervention : « La Parodie est dans le titre ».

 

À l’occasion du colloque « Pouvoirs du titre. Genèse et enjeux de l’intitulation artistique à l’époque contemporaine », nous souhaitons analyser ce travail de la parodie tel qu’il est accompli par certains artistes dans l’intitulation de leurs œuvres. Notre communication s’intéressera pour l’essentiel au domaine des arts plastiques, au sein duquel nous rencontrons certaines œuvres dont le titre fait référence à une œuvre antérieure sur le mode ludique de la parodie, mais sans que cette œuvre « parodiante » ne contienne explicitement cette référence en elle-même. Ainsi, dans ces conditions, c’est bien le titre qui crée la parodie, ce titre sans lequel la correspondance n’eut pu apparaître et l’œuvre demeurée incompréhensible au spectateur.

 

 

ÉVÉNEMENTS PASSÉS

 

 66e SALON RÉALITÉS NOUVELLES, FRANCE

Paris, du 08 au 15 avril 2012

 

 

Parc Floral de Paris

75012, Paris, Métro Château de Vincennes

Entrée libre

 

 TOULOUSE, FRANCE

29 au 31 mars 2012

 

Colloque international « Chemin, cheminement »

                                                                            

Faculté des Lettres et des Sciences humaines de l'Institut catholique de Toulouse

 

Mon intervention : « Du tableau au film : les cheminements du regard ».

 

Notre communication prendra elle-même la forme d’un cheminement, menant du tableau pictural au cinéma, en passant par la photographie, afin de mettre en relief les implications du regard dans la/les lecture(s) des images, son éventuelle liberté de mouvement ou à l’inverse sa consignation dans un chemin déjà tracé à son attention. Ce passage de l’image fixe à l’image en mouvement se fera donc d’une manière progressive, en invoquant des œuvres particulières (David Hockney, Mac Adams, Blow-Up de Michelangelo Antonioni, Le Syndrôme de Stendal de Dario Argento…) qui supposent un questionnement sur leurs propres images et les cheminements du regard auxquels elles invitent, que ce soit pour leurs spectateurs ou les personnages qu’elles mettent en scène.

 

 CAGLIARI, ITALIE

14 et 15 octobre 2011

 

Colloque international « La Description au service de l’image »

                                                                            

ACLF (Association des Chercheurs en Littératures Francophones), Université de Cagliari / Université de Paris-Sorbonne

 

Mon intervention : « Hypotypose et Catalyse robbegrilletiennes ».

 

Contrairement à la description usuelle qui ne vise pas autre chose que nous renseigner sur l’aspect d’un personnage, d’un lieu, d’un objet ou d’un événement, la description littéraire moderne, selon Robbe-Grillet, n’est pas descriptive, elle est créatrice-destructrice : « la phrase n’est pas un compte-rendu sur un objet qui existait avant elle et en dehors d’elle. Si, au XIXe siècle, la description balzacienne prétend parler du monde, la description moderne sait qu’elle ne décrit rien que soi-même, c’est-à-dire l’univers mental du parleur. Si je décris un verre, le verre n’aura aucune réalité en tant que chose, mais la description du verre aura une réalité en tant que mouvement créateur et destructeur. Et ce mouvement, ce sera moi » (Alain Robbe-Grillet). Nous proposons d’analyser ce « travail de la description » (comme on parle du « travail du rêve ») au travers de deux notions littéraires – l’« hypotypose » et la « catalyse » – que l’écriture robbegrilletienne pousse jusque dans ses plus profonds retranchements.

 

 

 

 TOULOUSE, FRANCE

7 au 9 avril 2011

 

Colloque international « Le Dessin animé ou les métamorphoses du réel »

                                                                            

Faculté des Lettres et des Sciences humaines de l'Institut catholique de Toulouse

                                                                                                                                                          

Mon intervention : « Satoshi Kon, les fantasmes cinématographiques ».                  

 

Dans les films de Satoshi Kon, tout est potentiellement « plastique », c’est-à-dire que n’importe quelle partie de l’image, n’importe quel instant de l’intrigue peuvent être suspectés de changer de forme, de donner forme à leur tour… comme une multiplication des miroirs (dont le cinéaste est friand) qui provoque un brouillage de la représentation en multipliant les points de fuite, les perspectives, en ôtant aux objets leur unicité et leurs limites. Nous analyserons certaines scènes extraites de Perfect blue et Paprika, en insistant sur le travail plastique opéré par le cinéaste, que ce soit sur le récit ou sur les images animées, un travail qui donne la priorité notamment au « glissement » en tant que travail plastique du récit et de l’image. Nous verrons comment chaque plan se voit traité comme un espace de métamorphose, un lieu où s’indique, sous la profusion des formes inadéquates, comme un désir d’images inassouvi.

 

 

 

 Louvain-la-Neuve, BELGIQUE

13 et 14 octobre 2010

 

Colloque international « Imaginaire de l'Apocalypse au cinéma : entre angoisse et dévoilement »

 

UCLouvain - Université catholique de Louvain

 

Mon intervention : « La Route de John Hillcoat ou lorsque le monde décide simplement de s’arrêter ».

 

il s’agit d’analyser les procédés narratifs et plastiques exploités dans ce film de John Hillcoat, qui donnent au spectateur ce sentiment étrange et inquiétant d’un monde qui « s’éteint », un monde dont la fin n’est pas cette explosion, cette convulsion auxquelles l’imaginaire hollywoodien nous a habitués, mais quelque chose de beaucoup plus « paisible » (mais non moins terrifiant). La couleur disparaît peu à peu, pour laisser place au gris, couleur de la cendre, couleur de la dépression et de la solitude, couleur de la poussière qui s’amoncelle sur les choses déjà immobiles et inertes.

 

 

 

CLERMONT FERRAND, FRANCE

10 au 12 février 2010

 

Colloque international « Théories de la réception au cinéma »

 

Université Blaise Pascal (Clermont Ferrand 2)

Centre de recherche sur les Littératures et la socio-poétique (CE.L.I.S.) - EA 1002

 

Mon intervention : « À l’Écoute de l’inconscient filmique ».

 

Association, condensation, déplacement, glissement, métamorphose… certaines œuvres cinématographiques semblent construites suivant les mêmes « processus primaires » que ceux régissant l’inconscient selon la psychanalyse. Mulholland Drive de David Lynch en est un bel exemple dont témoignent les multiples interprétations dont il est l’objet. Il s’agira pour nous de s’approprier ce que Freud a théorisé en tant qu’« écoute psychanalytique » pour l’appliquer à l’analyse d’un tel film, l’idéal de cette entreprise étant d’obtenir une véritable communication d’inconscient à inconscient entre l’œuvre et son spectateur.

 

 

 

RENNES, FRANCE

4 décembre 2009

 

Journée d’étude sur « L’Obscène »

 

Université Rennes 2 Haute Bretagne

Département arts plastiques - laboratoire « Arts : pratiques et poétiques » EA 3208

              

Mon intervention : « La Pornographie, histoire d’une fascination ».

 

Pierre Bourgeade a écrit : « de l’image érotique à l’image pornographique, la différence est objective : l’érotisme dévoile le sexe de la femme ; la pornographie, l’intérieur du sexe ». À partir de cette constatation qui s’avère parfois aussi juste qu’elle est percutante, nous évoquerons notamment l’œuvre singulière du mangaka John K. Pe-Ta qui met en scène (fantasmatiquement) ce regard sur l’intimité – l’intériorité – du corps érotique féminin qu’il dessine afin de montrer l’invisible de la pénétration sexuelle. Ce que la pornographie met en scène, symptomatiquement, c’est cette fascination (masculine) suscitée par un sexe féminin qui, se dérobant au regard, se retrouve au centre d’un dispositif fantasmatique cherchant vainement à en percer le « secret ».

 

 

 

 MONTRÉAL, CANADA

24 avril 2009

 

Colloque international « Traduire le texte érotique »

Translating Erotica

 

Organisé par Pier-Pascale Boulanger

Département d’études françaises, Université Concordia

LB 619, 6e étage, 1400, boulevard de Maisonneuve Ouest, Montréal

 

La conférence « Traduire le texte érotique » abordera les thèmes suivants : les spécificités du récit érotique et ses difficultés de traduction, la pornographie et l’esthétique, les tabous, la censure et la transgression.

 

Mon intervention : « Sade, Pornographe ».

 

Au nom de Sade aujourd’hui mythique répondent deux outrages : celui, sadique, du corps des victimes que nous livrent ses romans ; l’autre, sadien, du corps de la langue française avec laquelle il écrit et qui, à l’image des victimes à l’éclat idéal, se trouve toute auréolée de délicatesse, de convention, de métaphore et de préciosité. Nous proposons de mettre en écho ces deux outrages dont l’économie trouve ses équivalents aussi bien dans les scènes de débauche que dans leur prise en charge par le langage. Cette homologie entre signifié et signifiant est ce qui fait la valeur pornographique de l’œuvre sadienne (contamination réciproque de l’érotique et de la rhétorique). Aussi, se pose-t-il un singulier problème à la traduction d’un tel texte dont les signifiants ont été « violentés » par le désir et les passions sadiennes. L’alternative qui s’offre au traducteur est la suivante : non pas traduire les outrages déjà commis pas Sade par/sur la langue d’origine (le français du XVIIIe), mais les reproduire à nouveau sur sa langue cible. Résultat : traduire Sade c’est donc à proprement parler « commettre » à nouveau ce crime sadien… et donc se faire à son tour pornographe.

 

 

 

  RENNES, FRANCE

18 novembre 2008, 18 h

 

Soutenance de ma thèse

« Le Récit plastique. Le fantasme comme modèle imaginaire pour l'écriture d'un film ».

 

Jury : Pascale Borrel (Rennes 2), Dominique Château (Paris I – Panthéon-Sorbonne, rapporteur), François Jost (Paris III – Sorbonne Nouvelle, rapporteur), Leszek Brogowski (directeur de recherche).

 

Salle des thèses, bâtiment de la présidence

Université de Rennes 2, Place du recteur Henri le Moal, 35000, Rennes

 

Entrée libre.